• 2009 Ou comment j'ai fuit ma vie. (acte 1)

    2009 pour moi a commencé fin 2008. Je fonctionne pas du 1er janvier au 31 décembre, j'ai mon propre calendrier, mes propres années, mes propres périodes, mes histoires de vie, de compréhension. Ainsi j'avance, je tombe, je recule, je saute. 

    C'est donc en octobre 2008 que j'occupe ce nouvel emploi d'esclave chez BG (pour ne citer que les initiales). Une bande de jeunes qui essaient tant bien que mal de cohabiter certainement plus de 12heures par jours. J'y rencontre M., collègue de travail, devient très vite amant, puis mon mec. "Amant", chose vite dit, car j'ai franchement connu mieux (vous verrez aussi que j'ai un certain franc parler tout au long de ce blog). Par histoire de jalousies, je perds mon travail, mon premier cdi à côté de chez moi. C'est une période de transition, je cherche à me fuir, à fuir mon monde, ces musiques brutales et ces gens qui réfléchie trop. Je deviens une autre, une fille banale, une madame tout le monde qui traine avec des gens qui ne sont pas de son espèce à elle. 

    Entre temps, je me retrouve un travail, un de plus rempli de bonnes promesses, avant de me faire virer comme une vieille chaussette lorsqu'on a plus besoin de moi. Je venais de prendre un appart', que j'abandonnais aussitôt. 

    Je resterai avec M. Jusqu'au 14 février, jour où il me larguera sous prétexte que ses meilleurs amis ne m'aiment pas. Je me venge sur un nouveau collègue de travail. Je souffre et j'hurle comme jamais, je suis de retour avec moi même, seule et en tête à tête avec celle que je fuyais depuis des mois. Je ne sais plus qui je suis, où je vais, ce que j'aime ou n'aime pas. Je refuse d'être seule, je refuse de m'aimer, j'harcèle donc durant une semaine celui qui est devenu mon ex, je me plie en 10 000 et en ce que je n'ai jamais été, je me soumets comme jamais pour ne pas être seule. Je suis de nouveau avec M. une ou deux semaines après, je ne sais plus bien. Je m'emmerde mais je ne suis pas seule, j'ai comme compagnie un autre clown que moi-même.

    Mars, je ne sais plus quand exactement, mon père tombe gravement malade. C'est une énorme prise de conscience, un énorme pas en avant. Pas dans la joie, et face au désastre qui tombe au quotidien, je décide d'écrouler ce monde, ce peu de faux monde auquel je m'accrochais par survie naïve. J'ai quitté M. et je ne me sens pas mieux, mais plus légère, après avoir souffert des mois et des mois de maux physiques tels que psoriasis, eczéma, que je refusais d'admettre comme étant un grand signale d'alarme. La semaine où j'ai quitté M., j'ai donc fait une dernière crise plus énorme que jamais de ces maux, telle une purification - je n'en ai plus jamais re-eu.

    ¤¤¤

    Entre les visites à l'hopital voir mon père, je fantasme sur son chirurgien -j'avais mentalement encore ce besoin de chérir quelqu'un dans ma tête avant de m'endormir- tout en observant à droite et à gauche les infirmiers sexy dans leur blouse blanche. A côté, je travail en extra dans un restaurant qui me promets encore monts et merveilles, jusqu'au jour où je me tords le pied gauche je ne sais combien de fois en l'espace de 10 minutes. Je me retrouve avec une belle entorse de second degré, des béquilles, bloqué chez moi, sans aucunes indemnités. Mon corps me dit stop une bonne fois pour toute. 

    Et à des heures d'ici, il y a A., un amis "virtuel" que j'avais déjà vu quelques fois lors de concerts / Festivals. Après plus d'un mois de repos en béquilles, je décidais de partir, après avoir visionné tous mes échecs amoureux et professionnels. J'avais ce grand besoin d'air, cet énorme besoin d'ailleurs, et avait largement les moyens de subvenir moi seule à mes besoins durant les mois à venir. 

    Je crois, le lundi 25 Mai 2009, je partais en direction de Béziers, chez de la famille, pour re prendre la route le vendredi qui suivait à Grenoble chez un pote de bordeaux qui s'était exporté pour ses études. Le lendemain, lui et moi prenions la route du nord de l'Italie, Lonato Del Garda, une vrai merde ce pays et ses routes, pour nous rendre à un concert où jouait A., avec son groupe. 

    N'avoir aucune attente, aucun projet, vivre au jour le jour. Ce que j'ai vraiment fait. Ceci dit je venais de me taper à moi seule plus de 3000 km en voiture en une semaine, et la compagnie de mon pote grenoblois d'adoption m'avait vraiment énervé, très mou du gland, il ne prenait aucune initiative et n'aimait pas trop conduire. La fatigue se faisant sentir, l'énervement étant entrain de monter, les larmes aux yeux, pour la première fois je me sentais perdu, seule, j'avais ce désir de rentrer chez moi, retrouver ma vie, ma sécurité et ce que je connaissais déjà. Je me retrouvais entourée de paysages et de gens que je connaissais peu, je me sentais malade. 

    Le dimanche, sans avoir dormi plus d'une heure et de retour à Grenoble, je décidai de reprendre la route sans avoir fait de grandes poses. Je partais alors pour Chambéry, chez A., que j'avais vu la veille. 

    On était alors en juin, et cet ami que je considérais comme tel, j'y trouvai chez lui une certaine plénitude. Etait-ce l'effet montagne devant mes yeux le matin en ouvrant les volets, était-ce ce ciel qui s’assombrissait sur celles ci, le soir, un pétard à la main, était-ce ces silences si bons, notre compréhension mutuelle et son chaleureux accueil, était-ce simplement cette distance entre ici et chez moi, ou était-ce ce tout qui me rendait si bien ? 

    [...]

    Lui et moi, on s'est mi ensemble. Il me faisait sa déclaration quelques jours plus tard, et cette idée, et cet endroit, me plaisait bien. 

    Je rentrais chez moi à la mi-juin pour mes propres devoirs personnels. Et retourna y vivre début juillet, jusqu'à presque la fin aout, que je considère comme une histoire dramatique.

    - Au final je reviendrais peut-être un jour sur le sujet A. et cette periode sur ce blog, mais pas maintenant... - 

    ¤¤¤

    Les jours et les semaines passent. On arrive à la fin de l'année, la fin de mon année, de ce cycle de désastre, on est fin septembre, ou début octobre, je ne sais plus très bien. C'est le moment où je mets une crois définitive sur A., et où je me rapproche sérieusement de C., mon copain actuel, que je connaissais depuis le début de l'année. Et comme c'est maintenant une autre histoire et que ce cycle passé est bel et bien fini, mon histoire, pour le moment, de cette année 2009 s'arrête là. 


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